PSA : entre 1000 et 1500 emplois seraient supprimés à Rennes

06/07/2012 – 10H00 RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) –  Dans moins d’une semaine les 5 800 salariés de l’usine PSA La Janais, à Chartres-de-Bretagne (35) devraient être fixés sur leur avenir. Un avenir qui s’annonce plutôt sombre, mondialisation oblige.

 

Le 12 juillet un comité central d’entreprise se tiendra à Paris pour examiner l’avenir des sites de production du constructeur automobile, en particulier celui de Chartres de Bretagne. Selon plusieurs sources syndicales citées par l’agence de presse économique Bloomberg, de  8 000 à 10 000 suppressions de postes seraient envisagées rien que pour la France. La direction de PSA évoquait de son côté le chiffre de 6 000 emplois en Europe. 

Alors que le site d’Aulnay pourrait ainsi être définitivement fermé, celui d’Ille-et-Vilaine pourrait perdre entre 1 000 et 1 500 salariés. Selon la direction du constructeur l’usine de Rennes serait en « sureffectif ».  L’arrêt des équipes de nuit est d’ailleurs programmé dans les jours à venir. 

Mis en place dans les années 70, le site industriel de Rennes La Janais a été conçu pour produire 400.000 véhicules/an. Cette année seulement 146.000 sont programmés, alors que le seuil de rentabilité serait de l’ordre de 200.000-220.000 véhicules/an. En 2005, l’usine de La Janais employait environ 12 000 personnes. Aujourd’hui, avec un effectif de 5 700 salariés,  le site – qui demeure le premier employeur privé de l’agglomération  - assemble des modèles Citroën et Peugeot haut/moyen gamme, commela C5 et C6, la 407, la 508 ou la 607. Des modèles pour la plupart  en fin de vie et dont la réussite n’a pas été à la hauteur des espérances du constructeur. 

Mais pendant qu’il supprime des sites et des emplois en France, PSA Peugeot Citroën s’installe ailleurs. Depuis plus de dix ans, le groupe a en effet construit des usines aux quatre coins de la planète : Kolin (République tchèque), Trnava (Slovaquie), Kaluga (Russie), Wuhan (Chine), etc. Demain encore les travailleurs bretons risquent fort de payer – très cher – le prix de la mondialisation économique.

Crédit photo : céline diais, via Flickr, licence CC

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