NIAFLES (NOVOpress) 26.05.07 | 8h41
Mgr Maillard, évèque de Laval, opposé au culte catholique à Niafles ?
À Niafles, commune proche de Château-Gontier (Mayenne), des catholiques pratiquants de longue date dans cette église l’occupent depuis le 24 mai au soir. Le maire, Michel Montécot, qui avait déjà déclaré qu’il mettrait fin à cette messe traditionnelle, avec l’autorisation de l’évêché de Laval, a demandé à faire évacuer les lieux.Il y a quelques semaines, l’abbé Chéhère est décédé à l’âge de 94 ans. Le curé officiait sur place depuis 40 ans, en latin. Contrairement à ce qui est constaté ailleurs, l’affluence à la messe dominicale allait croissante et on ne constatait aucunement une désaffection de l’église dans ce village. Une assistance motivée et plutôt rurale y venait même de loin. Au décès du vieil abbé, l’abbé Loddé, de la Fraternité Saint-Pierre, a pris le flambeau.

La Fraternité a été fondée le 18 Juillet 1988 à l’Abbaye de Hauterive (près de Fribourg, Suisse) par une douzaine de prêtres et quelques séminaristes. Peu de temps après sa fondation et grâce à l’aide du Cardinal Ratzinger, elle a été accueillie par Mgr Joseph Stimpfle, évêque d’Augsbourg (Allemagne) à Wigratzbad, sanctuaire marial bavarois. C’est là que se trouve aujourd’hui le séminaire européen de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Celle-ci compte maintenant environ 200 prêtres et 110 séminaristes.
Mgr Armand Maillard, évèque de Laval, semble opposé à la continuité du culte en latin et veut bien une messe en latin, mais selon le nouveau missel. Et surtout plus à Niafles, mais à Laval. Il souhaite ainsi mettre un terme à ce qui existe depuis 40 ans dès dimanche 27 mai et va ainsi à l’encontre des dernières directives papales concernant le rite de la messe en latin.
Les paroissiens s’organisent et entrent en résistance dans un temps où, paradoxalement, on nous annonce la destruction de 2500 églises, sur le territoire des évèques de France, qui ne serviraient plus à rien.
Que comprendre quand l’église de Niafles est pleine chaque dimanche et que l’évèque du lieu veut faire cesser une messe qui draine les fidèles venant même de loin, quand par ailleurs les églises vides vont être détruites ?
Mgr Maillard (évèque du diocèse le l’église catholique?) de Laval souhaiterait-il tout simplement mettre fin à la pratique du culte catholique en Mayenne ?
De là à le croire, il n’y a qu’un pas !
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Les paroissiens s’organisent ! Soutenez-les !
Communiqué rédigé par Monsieur Matthieu MAUTIN
2 rue de l’éperon
53400 CRAON
tel : 06 72 86 43 23
Les fidèles de Niafles défendent l’Eglise
Mercredi 23 mai, à l’invitation de notre évêque, nous nous sommes rendus à une réunion publique présentée par lui comme un moment de réflexion. Nous croyions que c’était la fameuse concertation annoncée par Monseigneur, d’autant plus qu’il venait de faire annuler le rendez-vous d’une délégation des paroissiens pour le jour même.
Or quelle n’a pas été notre surprise d’entendre le Curé de Craon (dont dépend Niafles), introduire Monseigneur en disant que celui ci allait nous communiquer ses conclusions. Ce dernier a commencé son intervention en disant « j’ai décidé» . Même sans évoquer la décision en elle même, le procédé est-il chrétien ?
La discussion qui a suivi était une pure formalité, désormais sans but. C’est pourquoi elle a été l’occasion pour les fidèles de Niafles d’exprimer leur souffrance, j’hésite à peine à parler de désespoir. Néanmoins, de nombreuses personnes se sont exprimées et ont fait entendre un témoignage très émouvant d’attachement à leur pasteur, à leur clocher et à leur paroisse. La pleine participation des fidèles de Niafles à la vie du secteur paroissial a même été mise en évidence.
La décision de Monseigneur est de faire célébrer à Laval une messe « Paul VI en latin» à 9h du matin. C’est à dire à 45 minutes de Niafles.
La première conséquence serait la dislocation de la communauté des fidèles. Or, comme l’a dit un jeune père de famille (qui pratique ailleurs qu’à Niafles) pourquoi détruire quelque chose qui marche ?
Contrairement à ce qu’il nous a fait croire depuis plus de deux mois, sa décision était prise depuis de nombreuses semaines.
Nous tenons à l’appui de nos propos à souligner le fait suivant :
Le 12 avril, Ouest-France rapporte que l’évêque a déjà fait connaître sa décision au maire de Niafles, seules les modalités de mises en oeuvre restant à éclaircir. A Lourdes, dans la même période, Monseigneur Maillard expose la même chose devant plusieurs personnes. Pourtant, le 13 avril, dans une interview sur radio Fidélité disponible (disparue aujourd’hui comme par enchantement) sur le site de l’évêché, monseigneur Maillard, s’exprimait ainsi : « Je n’ai pas voulu mettre dehors une communauté qui existait. ». Et à la question « Vous avez rencontré les chrétiens qui fréquentent l’église ? », monseigneur Maillard a répondu « c’est en train de se faire ».
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Une telle duplicité nous oblige à nous assurer pacifiquement la maîtrise des lieux. L’église a été ouverte hier au curé de Craon qui a pu s’entretenir avec les fidèles présents à l’intérieur. Avec celui-ci, le dialogue demeure possible.
Lorsqu’un membre est blessé, c’est le corps entier qui souffre. En pérennisant notre communauté, c’est l’Eglise tout entière que nous défendons.
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